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Ottignies - Louvain-la-Neuve / Tiassalé

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OTTIGNIES

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Historique

Origine d'Ottignies-Louvain-la-Neuve

Extrait du Livre "Ottignies-Louvain-la-Neuve, Ville Universitaire"

Texte de Carlo Masoni

C'est en 1197 que commence l'histoire "repérable" d'Ottignies. A cette date en effet apparaît un Godefroid d'Otenies, seigneur de Gentines, époux de Beatrice de Limale. Dès lors et pour longtemps, l'histoire de la localité se confondra avec celle des seigneurs.

L'histoire "nationale", d'ailleurs, intéressait fort peu le peuple, sinon dans ses retentissements locaux et ses impératifs quotidiens. Et l'on peut penser que le riverain de la Dyle se souciait bien plus de ses rapports avec son seigneur et du comportement de celui-ci que des grands mouvements qui faisaient passer nos provinces des ducs de Bourgogne aux souverains d'Espagne ou d'Autriche. Sauf, selon les hasards de la politique et l'impérialisme des ambitions, à redouter les exactions, les ravages de la guerre ou les excès de la soldatesque.

Le noyau primitif du village d'Ottignies se trouvait sur la rive gauche de la Dyle. Un chemin le reliait à Mousty et à Limelette. Sur une butte étaient rassemblés le château, l'ancienne église St Rémi, qui dépendait de l'église-mère de Mousty. Autour, les maisons de la franchise et le vieux marché. Plus tard s'y ajouteront une brasserie, un moulin banal, une franche taverne.

Au XIV siècle - c'est l'époque où le mariage de Marguerite de Flandre, héritière du Brabant, avec Philippe le Hardi fait entrer nos provinces dans ce qu'on a appelé la période bourguignonne - Ottignies appartient à la famille de Sombreffe, d'où elle passe, avec Mousty, à la famille de Virnembourg, pour échoir, après diverses vicissitudes à la famille de Spangen.

Les Spangen descendaient d'une illustre lignée dont le château s'érigeait sur le territoire actuel de Rotterdam. Etablis à Anvers, ils se divisèrent en deux branches. La cadette entra en possession d'Ottignies. Pendant un bon siècle - de 1602 à 1731 - les Spangen furent seigneurs d'Ottignies.

En 1731, la famille Spangen vendait la seigneurie d'Ottignies à la famille Palma-Carillo. Celle-ci devait la conserver jusqu'en 1809. C'est à cette famille qu'appartint le dernier seigneur féodal de la cité. Car entre-temps, la révolution bousculant l'ancien régime , ses institutions, ses coutumes, ses privilèges, a déferlé sur la France d'abord, sur l'Europe ensuite. Entre la jeune république et les monarchies menacées à la fois par la contagion des idées et par les ambitions du nouveau régime, la guerre ne tarde pas à éclater. Une fois encore, nous subissons le flux et le reflux des armées. Vainqueurs à jemappes (1792), vaincus à Neerwinden (1793), vainqueurs à nouveau à Fleurus (1794), tour à tour chassant et chassés, les Français occupent finalement nos provinces et entreprennent de leur imposer les institutions nouvelles. Le régime féodal a vécu. Commence l'ère moderne.

Ottignies devient une des municipalités qui, avec Céroux-Mousty, Limelette, Limal et Bierges, sont rattachées au canton de Wavre. Celui-ci relèvera bientôt de l'arrondissement de Nivelles, lui-même partie du département de la Dyle.

Le premier "maïeur" d'Ottignies est le baron P. de Marcq de Tiège (1819).

Origine de Louvain-la-Neuve

Donc, Ottignies semblait condamnée à une existence banale et à un développement timide et sans éclat. L'année 1966 allait changer tout cela.

Un grand mouvement venait d'ébranler, dès 1960, les structures plus que séculaires de l'Etat belge. Cette année-là en effet, soucieux de mettre fin aux affrontements qui opposaient les communautés linguistiques et de répondre au vœu des populations, le législateur avait entrepris une réforme des institutions qui visait à confier aux régions les pouvoirs nécessaires à gouverner au mieux leurs destinées.

De tout temps, les universités ont été le lieu de la contestation, elles ont cristallisé les bouillonnements idéologiques et les aspirations au renouvellement des idées et des conceptions. Les querelles linguistiques prirent vite, à Louvain (Leuven), un tour aigu. Il fallait obtenir la division de l'Université Catholique en deux établissements distincts, et le déménagement de la section française vers une terre francophone.

La crise politique secoua des charpentes qu'on croyait solides et assurées de durer. Il fallut songer à déménager.

C'est ici qu'Ottignies entre en scène. Aux écoutes de tout ce qui peut favoriser le développement de sa commune, le bourgmestre Y. du Monceau prévoit avant bien d'autres les événements qui se préparent. Dès avant que rien soit décidé, il propose aux autorités responsables de l'Université le territoire de sa commune pour y emménager les extensions éventuelles de l'Université (1962).

Quatre ans plus tard, le recteur Mgr Descamps demande aux communes du canton de Wavre si elles envisageraient avec faveur d'accueillir l'Université. Seule se manifeste la commune d'Ottignies.

Le 14 juillet 1966, une délibération historique du Conseil communal décide de répondre affirmativement à cette demande, tout en laissant transpirer le souhait de voir se créer un centre urbain favorisant la rencontre et l'interpénétration de la communauté universitaire et de la population locale.

Le déménagement peut commencer. Ce n'est pas une mince affaire.

Le Roi Baudouin avait posé la première pierre le 2 février 1971. En 1972 débarquent les premiers étudiants.

La visite de S.S. le Pape Jean-Paul II le 21 mai 1985 consacra l'installation de l'Université en Brabant wallon.

Place de l'Université / Louvain-la-Neuve